A deux pas de la plage : La vieille ville de Saint-Cyr-sur-Mer à pied

La plupart des visiteurs de Saint-Cyr-sur-Mer se dirigent directement vers la côte - la longue plage de sable des Lecques, les criques tranquilles, le port de la Madrague. Mais le centre historique, situé légèrement à l'intérieur des terres sur un terrain plus élevé, mérite que l'on s'y attarde une heure ou deux. Les rues sont ombragées, le rythme est lent, et la place qui en est le cœur recèle l'une des curiosités les plus inattendues du Var. Voici comment en profiter à pied.

Où commencer ?

Le point de départ naturel est la place Portalis, la place principale de la vieille ville. Les propriétaires de cafés et de restaurants y réservent un accueil chaleureux sous les platanes, et c'est un bon endroit pour s'orienter avant de commencer. La place porte le nom de Jean-Étienne-Marie Portalis, l'un des juristes les plus importants de l'ère napoléonienne. Né le 1er avril 1746, Portalis a été l'un des principaux rédacteurs du Code Napoléon, qui constitue le cadre fondamental du système juridique français. Il était originaire du Beausset, un village situé à quelques kilomètres au nord, suffisamment proche pour que les habitants de Saint-Cyr éprouvent une fierté locale justifiée à l'égard de cette association.

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La statue dorée de la Liberté

Avant même que vous n'ayez eu le temps de finir votre café, un élément de la place va attirer votre attention. Au centre de la place Portalis se dresse une statue de la Liberté dorée, entièrement coulée en fer, finement dorée et signée sur son socle par Frédéric-Auguste Bartholdi, le même sculpteur qui a réalisé l'original à New York. C'est l'une des quatre seules répliques exactes en France, et elle mesure 2,50 mètres de haut - ce qui, en l'occurrence, correspond exactement à la longueur de l'index de la version new-yorkaise. La raison pour laquelle elle s'est retrouvée ici est une belle histoire. En 1913, un riche propriétaire terrien de la région, Anatole Ducros, en a fait don à la ville pour marquer l'arrivée du premier réseau public d'adduction d'eau de Saint-Cyr. Il ne s'agissait pas d'un projet de vanité ou d'un caprice décoratif, mais d'une communauté célébrant un événement qui a véritablement changé la vie quotidienne. Le fait que Bartholdi ait signé lui-même le piédestal le fait passer du statut de curiosité à celui d'objet d'art. Accroupissez-vous et cherchez la signature avant de passer à autre chose.

Église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte

Tournez autour de la statue et l'église se trouve juste derrière vous. Le bâtiment semble relativement moderne - et il l'est selon les normes provençales - mais le site lui-même est un lieu de culte depuis bien plus longtemps que ne le laisse supposer la maçonnerie. La première trace écrite d'une chapelle ici remonte à 1361, lorsqu'un testament local prévoyait un don annuel d'huile à une chapelle de Saint-Cyr, desservie à l'époque par un ermite. L'église actuelle a pris forme au cours de la seconde moitié du XIXe siècle : la première pierre a été posée le 22 décembre 1857, la construction s'est achevée exactement sept ans plus tard, le 22 décembre 1864, et l'église a été officiellement consacrée en 1880. Le clocher est encore plus ancien, datant de 1782, et à l'intérieur se trouve une cloche de 1784 - l'un des rares éléments qui ont survécu à la reconstruction et qui relient le bâtiment à ce qui l'a précédé. Il s'agit d'une église paroissiale en activité, et non d'un site patrimonial, et l'atmosphère à l'intérieur est calme et tranquille. Si les portes sont ouvertes, cela vaut la peine de s'y attarder quelques minutes.

Le marché du dimanche

Si vous pouvez programmer votre visite un dimanche matin, faites-le. Le marché hebdomadaire se tient à quelques pas de la place Portalis, de 8h à 13h, et avec plus de 140 marchands, c'est un véritable événement plutôt qu'une poignée d'étals. Vous y trouverez des légumes cueillis le matin même, des olives et des fromages locaux, des textiles provençaux et du vin provenant des vignobles de Bandol. En été, le marché se remplit rapidement. Arriver tôt n'est pas seulement un bon conseil, c'est la différence entre une visite tranquille et une lente déambulation au milieu de la foule.

Flâner dans les rues

La vieille ville ne nécessite pas de carte et il n'y a pas d'itinéraire unique à prescrire. Les rues sont étroites, ombragées et il est vraiment agréable de s'y perdre : des maisons en pierre, une fontaine de temps à autre, une ou deux boutiques traditionnelles et le genre de calme que la côte offre rarement en été. Montez de la place Portalis pour trouver les rues résidentielles les plus anciennes, où le rythme diminue davantage et où les vues s'ouvrent. Puis redescendez quand vous êtes prêt, et installez-vous pour un deuxième café ou un premier verre de vin sous les platanes.

Avant de partir : un mot sur le nom de la ville

Le nom de Saint-Cyr-sur-Mer est relativement récent dans la longue histoire de ce lieu. L'établissement remonte à environ 26 siècles - fondé par les Grecs, qui l'appelaient Taurois, puis absorbé par le monde romain sous le nom de Tauroentum pendant la Pax Romana. Les Romains y ont laissé des traces profondes, et si la promenade vous a donné envie d'en savoir plus sur l'histoire, le musée de Tauroentum, à Les Lecques, se trouve à une courte distance en voiture. Construit directement sur les fondations d'une villa romaine du premier siècle, il abrite des mosaïques, des amphores et d'autres objets trouvés sur le site - une continuation naturelle de la matinée plutôt qu'un détour.

La plage sera toujours là à votre retour. En attendant, la place Portalis vous attend, un café, des platanes, une statue de la Liberté dorée et une place pleine de raisons de ralentir.

À bientôt

L'équipe de Provence Holidays